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Le CHU de Nice lance son entrepôt de données de santé EDS Méditerranée
Le CHU de Nice met en service son entrepôt de données de santé, brique locale du projet interrégional EDS Méditerranée financé par France 2030, pour soutenir la recherche clinique en Paca.
Équipe ASN
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Le CHU de Nice a annoncé le déploiement de son propre entrepôt de données de santé (EDS), première étape opérationnelle d’un vaste projet interrégional baptisé EDS Méditerranée. Porté par le groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (Girci) Méditerranée, ce chantier vise à structurer la réutilisation sécurisée des données hospitalières pour la recherche à l’échelle de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Une architecture multicentrique et décentralisée
Le choix technique retenu n’est pas celui d’un entrepôt unique centralisé, mais d’une fédération d’entrepôts locaux. Chaque établissement partenaire conserve son propre EDS, connecté à une couche centrale sécurisée qui permet les requêtes et analyses inter-établissements sans imposer une consolidation brute des données dans une base unique.
Le projet associe plusieurs acteurs majeurs de la recherche hospitalière du sud-est :
- le CHU de Nice, pilote de l’initiative ;
- la Fondation Lenval (pédiatrie) ;
- le Centre de lutte contre le cancer Antoine-Lacassagne ;
- l’Université Nice Côte d’Azur ;
- l’Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) ;
- l’Institut Paoli-Calmettes.
Le déploiement territorial est coordonné par le GCS Cares, groupement de coopération sanitaire qui reçoit à ce titre des financements de Bpifrance.
Un financement adossé à France 2030
EDS Méditerranée a été retenu en 2022 dans le cadre de l’appel à projets national « Accompagnement et soutien à la constitution d’entrepôts de données de santé », l’un des dix projets lauréats de cette vague. Le financement combine des crédits France 2030 et des fonds européens du Fonds européen de développement régional (Feder) ; les montants alloués n’ont pas été communiqués. Le projet est en cours de construction depuis près de trois ans, la mise en service de l’EDS du CHU de Nice marquant une étape concrète de sa montée en charge.
Protection des données et droits des patients
Le CHU de Nice indique que le dispositif s’inscrit dans le cadre du RGPD et du référentiel EDS de la CNIL, au titre de sa mission d’intérêt public. Les données intégrées sont pseudonymisées : les identifiants directs sont remplacés par un code, une protection qui reste toutefois réidentifiable via une clé de correspondance conservée séparément.
Les patients disposent d’un droit d’opposition à la réutilisation de leurs données, sans incidence sur leur prise en charge, ainsi que de droits de rectification et de limitation du traitement. L’information des patients passe par une solution dédiée (« Dr Data »), avec notification par email ou SMS, et un délégué à la protection des données est identifié pour l’exercice de ces droits, avec possibilité de réclamation auprès de la CNIL en cas de désaccord.
Un mouvement de fond pour la recherche hospitalière française
Cette annonce s’inscrit dans une dynamique nationale de structuration des entrepôts de données de santé, engagée depuis plusieurs années à travers les appels à projets France 2030 et déjà illustrée par d’autres initiatives régionales et hospitalières. Elle confirme la tendance à des architectures fédérées plutôt que centralisées, jugées plus compatibles avec la gouvernance locale des données et les exigences de sécurité propres à chaque établissement.
Sources
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