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Assistant IA sur Ameli : la Cnam lance sa mission de cadrage

La Cnam a confié à trois experts une mission de cadrage sur l'assistant IA conversationnel promis sur Ameli, avec un rapport attendu fin septembre 2026 sur son périmètre, sa gouvernance et ses garde-fous éthiques.

Équipe ASN

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Assistant IA sur Ameli : la Cnam lance sa mission de cadrage

Deux semaines après l’annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu d’un assistant d’intelligence artificielle « souverain » sur le site Ameli, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) passe à l’étape opérationnelle. Selon TICsanté, une mission de cadrage a été lancée le 9 juillet 2026, confirmée par des articles du Moniteur des pharmacies et de What’s Up Doc.

Trois experts pour définir les contours du projet

La lettre de mission, signée par le directeur général de la Cnam Thomas Fatôme, confie les travaux à trois personnalités qualifiées : Stéphanie Allassonnière, vice-présidente « valorisation » de l’université Paris Cité, Aymeril Hoang, ancien directeur de cabinet du secrétaire d’État au numérique Cédric O, et Laurent Cytermann, conseiller d’État. Les trois experts avaient déjà participé à la mission Marchand-Arvier sur les données de santé, ce qui garantit une continuité avec les précédents travaux publics sur le sujet.

Leur feuille de route est large : examiner les besoins des usagers et des professionnels de santé, poser le cadre éthique et juridique du projet, évaluer ses conditions d’acceptabilité, et comparer les architectures techniques envisageables avant de proposer plusieurs scénarios de mise en œuvre. Le rapport final est attendu fin septembre 2026.

Un périmètre fonctionnel encore à trancher

Les fonctionnalités évoquées vont de l’information générale en santé à l’orientation dans le parcours de soins, en passant par les rappels de suivi thérapeutique — jusqu’au pré-triage des symptômes, point le plus sensible du dossier. La lettre de mission pose une limite claire : l’outil « ne se substitue en aucun cas au jugement médical ». Reste que, comme le souligne What’s Up Doc, un assuré consultant Ameli ne fera pas nécessairement la distinction entre un conseil d’orientation et un avis médical, ce qui replace la question de la responsabilité au cœur des débats.

Des questions médico-juridiques structurantes

La mission devra également trancher des points juridiques majeurs : la protection et l’hébergement des données de santé mobilisées, une éventuelle qualification de l’outil en dispositif médical ou en système d’aide à la décision, sa conformité au règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), ainsi que le régime de responsabilité applicable en cas d’erreur. Le projet s’inscrit dans le Cadre de l’éthique du numérique en santé (CENS), porté depuis 2023 par la Délégation au numérique en santé et l’Agence du Numérique en Santé, et devra respecter les principes de souveraineté numérique et de communs numériques déjà affichés par l’exécutif.

Ce que cela change

Cette nomination transforme une annonce politique en chantier concret, avec un calendrier serré : moins de trois mois pour poser les bases d’un outil censé être opérationnel avant la fin de l’année. Elle confirme aussi que la gouvernance des données et la frontière entre orientation et diagnostic seront les points de vigilance majeurs à surveiller d’ici la remise du rapport.

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